email print share on Facebook share on Twitter share on reddit pin on Pinterest

SAN SEBASTIAN 2020 Projections RTVE

Cesc Gay • Réalisateur de Sentimental

"Le rire est la meilleure thérapie pour tout"

par 

- Le cinéaste catalan Cesc Gay présente son dernier long-métrage, Sentimental, adapté d’une de ses pièces de théâtre, et nous en parle

Cesc Gay • Réalisateur de Sentimental
(© Jorge Fuembuena/Festival de San Sebastián)

Dans le cadre du 68e Festival de Cine de San Sebastian, un mois avant sa sortie dans les salles, on a pu découvrir le nouveau film de Cesc Gay. Il s’agit de Sentimental [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Cesc Gay
fiche film
]
, une adaptation pour la toile de sa pièce de théâtre à succès Los vecinos de arriba (litt. "les voisins du dessus") interprétée par les acteurs espagnols Javier Camara, Belén Cuesta et Alberto San Juan et l'Argentine Griselda Siciliani.

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)

Cineuropa : Il y a une question évidente qui s’impose, puisque Sentimental est l’adaptation d’une pièce de théâtre conçue par vous : pourquoi l'adaptez et qu’avez-vous dû changer, laisser de côté ou améliorer ?
Cesc Gay : Il faut toujours, quand on fait une adaptation, qu’elle soit théâtrale ou littéraire, considérer ce qu’on va garder et ce qu’on va laisser de côté, quelles sont les choses qui vont fonctionner dans un film et lesquelles ne marcheront pas. Il y a beaucoup de similarités, mais aussi beaucoup de différences entre le théâtre et le cinéma. En l’espèce, quand j’ai écrit le texte, j’avais un œil des deux côtés, de sorte que ça n’a pas été excessivement compliqué.

Et les comédiens de la pièce de théâtre ? Je crois me souvenir d’autres noms...
L'idée était de repartir à zéro, de ne pas reprendre la troupe que j’avais à Barcelone, ni celle de Madrid. Travailler avec de nouveaux acteurs est toujours stimulant pour redéfinir la proposition.

Est-ce que vous avez construit entièrement le décor de l'action ou avez-vous trouvé cet appartement immense et magnifique où le film se passe ?
Nous avons construit tout un décor. Ainsi, nous avons pu dessiner et mieux contrôler le processus de tournage. Ce n’est pas une chose que je fais habituellement ; ça m’a beaucoup plus comme metteur en scène.

Carnage de Roman Polanski, Qui a peur de Virginia Woolf? de Mike Nichols Avec quel autre film où des couples sont réunis dans une habitation aimeriez-vous qu’on compare votre film ?
Ces deux-là certainement, et puis il y a aussi beaucoup de comédies américaines des années 1940 et 1950. Le rythme et les dialogues des comédies screwball m'ont guidé dans ce projet.

Sentimental est dédié à quelqu’un qui était très lié au Festival de San Sebastian...Pensez-vous que ça lui aurait fait particulièrement plaisir de voir votre film au festival ?
Jose María Riba
est celui qui m'a découvert, d’une certaine manière, quand il a sélectionné Krámpack [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
]
pour qu’il participe à la Semaine de la critique du Festival de Cannes il y a vingt ans. Depuis, il nous a toujours offert son avis et son aide pour les films que nous avons faits. Et en plus, et c'est le plus important, c’était un type formidable.

Javier Camara, Alberto San Juan et Jorge Drexler... Vous aimez avoir une "réserve" d'artistes avec lesquels collaborer régulièrement ?
Oui, j’aime beaucoup travailler en famille.

Qu’est-ce qui émerge en chacun de nous quand nous sommes confrontés à quelqu’un de totalement différent ?
Parfois c’est le meilleur qui ressort, et parfois le pire. Et dans le contexte comédique du film, tout est possible.

Le foyer où l'on vit est comme un territoire inexpugnable..., mais n'est-ce pas aussi un bouillon de culture de défauts cuisinés à feu doux pendant trop longtemps ?
Dans un couple, c'est comme chez soi : de temps en temps, il faut ouvrir les fenêtres et laisser passer l’air, vider les armoires, les boîtes, nettoyer et réordonner les choses. Pourtant, en général, nous faisons le contraire. Il est plus commode de détourner le regard et laisser que les conflits et malentendus s’accumulent, au cas où ils passeraient tout seuls.

Est-ce que le rire est la meilleure thérapie pour nos névroses ?
Le rire est la meilleure thérapie pour tout : vivre la vie sans le rire et sans sens de l’humour nous porte à l’amertume comme individus. Il ne fait aucun doute qu'en politique comme pour les choses quotidiennes, tout irait beaucoup mieux si on s'injectait une dose supplémentaire d’humour. Prendre les choses trop au sérieux n’est pas bon pour la santé.

En conclusion, le sexe est-il le meilleur tabou pour rompre la glace et mettre fin aux échanges de banalités ?
Il y a des gens qui n’arrêtent pas de parler, même pendant le sexe.

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)

(Traduit de l'anglais)

Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre newsletter et recevez plus d'articles comme celui-ci, directement dans votre boîte mail.

Lire aussi

Privacy Policy