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France

Enrico Chiesa • Coordinateur Clap ACP, Organisation internationale de la Francophonie

“Le but est d’encourager les coproductions Sud-Sud en leur donnant les moyens d’être plus solides”

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- Enrico Chiesa nous parle de Clap ACP, projet financé par l'Union européenne pour favoriser les coproductions Sud-Sud

Enrico Chiesa • Coordinateur Clap ACP, Organisation internationale de la Francophonie

Cineuropa a rencontré à Venise Enrico Chiesa, coordinateur Clap ACP, projet financé par l'Union européenne pour favoriser les coproductions Sud-Sud

Cineuropa: Pouvez-vous présenter Clap ACP, le nouveau programme de soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) aux films et séries ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique) ?

Enrico Chiesa: Le but de Clap ACP est d’encourager les coproductions Sud-Sud en leur donnant les moyens d’être plus solides. Il est mis en œuvre par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), en partenariat avec le Fonds de Soutien à l’industrie cinématographique de la Côte d’Ivoire (FONSIC), avec l’aide financière de l’Union européenne et l’appui de l’Organisation des Etats d’Afrique, Caraïbes et Pacifique (OEACP).

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Son principal outil est le "Bonus Clap ACP", un « top-up » de 2 euros injectés par l’UE-ACP pour chaque euro de soutien versé par nous, Fonds Image de la Francophonie, ou par le FONSIC, dans le cadre de leurs commissions normales, qui restent souveraines, et qui sont composées à plus des 2/3 de professionnels du Sud. Les projets (films, documentaires, séries) doivent être réalisés par des cinéastes ressortissant de l’un des 30 pays ACP membres de l’OIF, mais peuvent être portés par un producteur de n’importe quel pays ACP ou de l’UE, selon des critères précisés sur notre site. Clap ACP comporte aussi un accompagnement (expertise, réseautage, professionnalisation, promotion), que nous essayons d’adapter au blocus aérien actuel. Nous avons ainsi coproduit une formation sur mobile ou tablette — 4 modules sur la coproduction internationale — lancée le 2 septembre sur l’appli LAFAAAC : 50 professionnels ACP ont déjà demandé leur code d’accès gratuit dans la « boîte à outils Clap ACP » de notre site.

Clap ACP, enfin, insiste sur l’implication des fonds nationaux d’Afrique, dont 9 sont associés au projet : il n’est pas question de se substituer aux politiques nationales de soutien au film, mais de les stimuler en favorisant dès 2021 la coopération bi ou trilatérale sur quelques projets forts. L’ambition visée est de permettre aux coproducteurs ACP de s’asseoir face à leurs partenaires du Nord en ayant déjà 4-5 financements du Sud : OIF, Bonus ACP et plusieurs fonds nationaux.

Nous sommes venus à Venise pour présenter les premiers résultats de Clap ACP à l’invitation de l’UE et de l’OEACP (8 fictions et 6 documentaires cinéma, 3 séries, impliquant 19 pays), aux côtés de leurs autres partenaires, le CNC et le World Cinema Fund.

Le Bonus CLAP ACP est-il cumulable avec ceux du CNC et WCF ?
Oui, c’est même encouragé par Bruxelles : afin de multiplier leurs chances, les coproducteurs peuvent postuler aux 5 fonds (OIF, FONSIC, Cinéma du Monde, Jeune Création Francophone, WCF-Africa), sachant que le cumul des « Bonus ACP » ne pourra dépasser €200,000 par projet. Le documentaire Sitabaomba de Nantenaina Lova est la première coproduction (Madagascar-Burkina-France-Allemagne) financée par deux bonus ACP, un de l’OIF et l’autre du WCF.

Quelles sont les autres raisons de votre présence à Venise ?
Quatre très bonnes raisons. Trois films africains soutenus par l’OIF en 2018 concourent à Orizzonti en 2020 : L'homme qui a vendu sa peau [+lire aussi :
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de Philippe Lacôte. Nous sommes fiers de ces films car ils explorent des territoires où on n’attend pas l’Afrique : une fable jet-set, un western rock n roll, un conte magico-carcéral. Trois cinéastes libres dotés d’une vision intelligente et politique. La quatrième raison c’est Final Cut in Venice, l’atelier d’aide à la finition dont l’OIF est partenaire fondateur. Le Prix OIF de €5,000 est allé à Les Prisonniers Bleus de Zeina Daccache, qui a aussi reçu le prix du Festival d’El Gouna. Un travail documentaire de 7 ans, une surprenante histoire de solidarité carcérale à Beyrouth.

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