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BERLINALE 2020 Compétition

Giorgio Diritti • Réalisateur de Je voulais me cacher

"Il était important de rendre les émotions contenues par les tableaux de Ligabue à travers les couleurs et les cadrages"

par 

- BERLINALE 2020 : Cineuropa a rencontré Giorgio Diritti pour parler de Je voulais me cacher, son biopic sur l'artiste italien du XXe siècle Antonio Ligabue

Giorgio Diritti  • Réalisateur de Je voulais me cacher

Cineuropa a rencontré le réalisateur italien Giorgio Diritti à l'occasion du 70e Festival de Berlin, où Je voulais me cacher [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Giorgio Diritti
fiche film
]
, sur l'artiste italien du XXe siècle Antonio Ligabue, avec Elio Germano, a fait sa première mondiale en compétition?

Cineuropa : Comment a commencé votre fascination pour l’artiste Antonio Ligabue?
Giorgio Diritti : En Italie, il est assez connu, bien que ce soit un peintre mineur. La raison pour laquelle il est connu c’est que, déjà, c'est un personnage excentrique, un artiste vraiment singulier et unique en son genre. Durant la plus grande partie de sa vie, il n'était pas connu. Ensuite, il a été reconnu et apprécié par certains représentants distingués de la culture italienne de l’époque, comme l’écrivain Cesare Zavattini et l’acteur Walter Chiari. Alors, l'interêt pour lui a grandi, mais à ce moment-là, Ligabue est tombé malade et il est mort peu de temps après. Mais il a connu un moment où il a été célèbre. C’est un peintre qui peignait les animaux, et ça a piqué ma curiosité quand j’étais enfant. C’est toujours ce qui fait que les enfants aiment le découvrir aujourd’hui.

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Donc vous avez découvert Ligabue enfant ?
La première fois que je l’ai découvert, c'était pendant mon enfance, et puis je l’ai redécouvert dans les années 1970, quand la RAI a présenté une série de télévision sur sa vie et sa carrière. Mais ce n’est que récemment, il y a six ou sept ans peut-être, que mon intérêt s'est éveillé de nouveau.

Quand avez-vous décidé que vous vouliez que les couleurs et cadrages du film, que son esthétique, imitent ses peintures ?
Quand j’ai commencé à en discuter avec le directeur de la photographie, nous nous sommes demandé comment rendre les sentiments contenus dans ses tableaux sur le plan visuel sans montrer les tableaux mêmes, du moins pas toujours - nous le faisons de temps en temps dans le film, mais il était important d’exprimer l’émotion de ses peintures et de rendre compte de ses sources d’inspiration à travers les couleurs et le cadrage.

Voyez-vous ce film comme un travail sur la liberté artistique ou sur la maladie mentale ?
Les deux, mais moins le second. On ne sait pas s’il avait une maladie mentale, il n’a jamais été diagnostiqué d’une maladie. La maladie mentale fait partie de l’expérience humaine. C’est un film sur la liberté de l’artiste, l’identité et l’accomplissement des rêves et inclinations de chacun. C’est aussi un film qui dit que malgré le fait de n'être pas aimé, et d'avoir été humilié pendant l'enfance, on peut trouver une échappatoire.

Pourquoi avez-vous choisi Elio Germano pour le rôle de Ligabue en dépit des quatre heures de maquillage quotidiennes que cela impliquait ?
Parce qu'Elio est le meilleur ! Chaque artiste doit sentir de l’amour s'il veut atteindre un résultat artistique et bien sûr, cela signifie qu’il faudra faire des sacrifices, et c’est un combat pour y parvenir. Oui, le sacrifice d’Elio était de subir quatre heures de pose de prothèses et maquillage chaque jour, et le mien d’avoir moins de temps sur le plateau pour tourner chaque jour. Elio a exactement l'âme et la sensibilité qu'il fallait pour jouer Ligabue. Au-delà de la technique, il était essentiel d’avoir une approche émotionnelle du personnage, et c’est le grand talent d'Elio.

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(Traduit de l'anglais)

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