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LOCARNO 2019 Piazza Grande

Simon Bird • Réalisateur de Days of the Bagnold Summer

"C'est un film sur deux personnes ordinaires sur les vies desquelles on ne ferait d'habitude pas de film"

par 

- Cineuropa a rencontré le réalisateur britannique Simon Bird l'après-midi de la première mondiale de son premier film, Days of the Bagnold Summer, sur la Piazza Grande de Locarno

Simon Bird • Réalisateur de Days of the Bagnold Summer

Simon Bird est surtout connu pour avoir joué Will McKenzie dans The Inbetweeners [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
]
. Son premier film en tant que réalisateur, Days of the Bagnold Summer [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Simon Bird
fiche film
]
, en première mondiale au Festival de Locarno, est un récit d’apprentissage venu du cœur, adapté par sa femme Lisa Owens à partir du roman graphique de Joff Winterhart dont le film reprend le titre, sur une mère célibataire et son fils adolescent qui passent l’été ensemble.

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Cineuropa : En regardant Days of the Bagnold Summer, on se dit que le ton est un de ses éléments les plus importants. Êtes-vous d’accord avec cette affirmation ?
Simon Bird :
Le ton adopté est toujours l’élément qui m’intéresse le plus quand je lis ou que je regarde quelque chose, et c'est ce que j’ai aimé dans ce livre : il a un ton très spécifique et délicat qui se situe juste à la limite frontière entre la drôlerie et la tristesse. Je ne sais pas pourquoi cela m’attire autant.

La mère et le fils que suit ce film ne sont pas des personnages de héros typiques. Vous semblez vouloir célébrer les gens ordinaires.
J’aime le fait que ce film parle de deux personnes vraiment ordinaires sur les vies desquelles on ne ferait d’habitude pas de film, et qui sont en quelque sorte complètement ignorés à l’intérieur de leur propre vie. Même leurs amis ne les prennent tellement au sérieux et ne s'intéressent pas vraiment à ce qui se passe dans leur vie.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’adapter le roman graphique de Joff Winterhart ?
J’ai lu le livre et je l’ai adoré et Lisa, ma femme, qui a fini par écrire le scénario, l'a également adoré. Au moment où je me tâtais dans ma réflexion sur ce que je voulais faire comme premier film, elle m'a rappelé le livre et nous nous sommes tous les deux dit d'un coup : "Oh oui, ça pourrait être formidable !". Ensuite, avec mon producteur, nous avons rencontré Joff, qui est un type formidable, comme ses livres le laissent entendre. Il a été vraiment adorable, très généreux et tout à fait disposé à nous laisser travailler à partir de ce qu'il avait fait. Il nous a vraiment laissé faire, dans le bon sens. Il s’est contenté de dire : "Vous avez mon aval, faites ce que vous voulez".

Est-ce que vous avez été fortement guidés par les illustrations qui se trouvent dans le roman graphique ou est-ce que vous avez essayé de les oublier pour créer votre propre esthétique ?
C’est un drôle de mélange. À un moment, j’envisageais sérieusement de faire le film exactement comme le livre, en noir et blanc, avec une allure assez grungy et dans un format carré, comme les planches du livre. Cependant, j’ai fini par décider que ce serait vraiment bien de célébrer ces gens en les filmant en Technicolor et en les mettant sur un grand écran, c'est-à-dire en faisant en sorte que ce travail ait le plus possible l'allure d’un vrai film. Il y a une ou deux images dans le livre qui sont tellement parfaites et significatives que je, ne pouvais vraiment pas les oublier ; c'est pourquoi il y a clairement deux ou trois images du film qui ont été prélevées à l’identique dans les planches du livre.

Le film repose sur les deux performances centrales d'Earl Cave et Monica Dolan, qui ne sont pas des visages si connus. Qu’est-ce qui vous a plu chez eux ?
J'aimais beaucoup le fait qu’ils ne soient pas nécessairement les plus grands noms dans l’industrie. L'histoire parle d'outsiders, donc je voulais que les gens tiennent pour mes personnages, et c'est sans doute beaucoup plus facile de tenir pour ces acteurs que pour, je ne sais pas, Meryl Streep ou Brad Pitt. J’avais entendu parler de Monica et dès que nous avons commencé à développer le scénario, je me suis dit qu’elle serait parfaite pour ce rôle. Earl est arrivé au terme d’un très long processus de casting mais dès le moment où il est entré, je savais que c’était lui. Il est naturellement très drôle et même quand il joue un adolescent boudeur, il dégage quelque chose d'attendrissant, et de magnétique.

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(Traduit de l'anglais)

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