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Guy Delmote • Délégué Général, BIFFF

"Le film de genre est celui qui marche le mieux en salle, mais aussi en VOD"

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- A l’aube de la première édition européenne du marché de coproduction Frontières, Cineuropa a rencontré Guy Delmote, délégué général du BIFFF

Guy Delmote  • Délégué Général, BIFFF

A l’aube de la 32e édition du Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF) qui accueillera la première édition européenne du marché de coproduction Frontières, Cineuropa a rencontré Guy Delmote, délégué général du BIFFF, pour évoquer l’extension professionnelle du festival et l’industrie du film de genre.

Cineuropa: Le festival du film fantastique de Bruxelles existe depuis plus de 30 ans. Pourquoi avoir attendu tout ce temps avant la création d’un marché ?
Guy Delmote: C’est avant tout une question de budget d’une part et de moyens humains d’autre part. Nous nous sommes toujours intéressés à la production et à l’industrie du film de genre, mais depuis 2013, nous disposons enfin d’un lieu équipé de plusieurs salles nous permettant d’avoir plusieurs programmations et un espace professionnel. L’opportunité d’un marché de coproduction nous a été proposée par Fantasia, une structure qui a l’habitude de ce type d’organisation, trop lourde à mettre en place nous-même. Nous y voyons un moyen de développer le festival, mais nous intervenons surtout en tant qu’hébergeurs de Frontières. Nous ne sommes pas intervenus dans la sélection des projets. 

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Quel est l’aspect le plus important de ces 3 jours de marché de coproduction ?
La pierre angulaire, ce sont les sessions de pitch de projets sélectionnés par les experts. Ensuite, l’équipe de Frontières Montréal organise des rendez-vous de façon à mettre les professionnels les plus pertinents en relation de travail. Ces rencontres visent la naissance de coproductions entre l’Europe et les Américains.

C’est cette dimension européenne qui différentie Frontières Bruxelles de Frontières Montréal ?
Il s’agit du premier marché de film de genre sur le territoire européen. Dès lors la demande européenne a été assez importante et elle s’est manifestée d’emblée. Il fallait en tenir compte dans les projets présentés qui, effectivement, ont été sélectionnés sur base d’une collaboration depuis l’Europe ou vers l’Europe. Il s’agit d’ouvrir les territoires et offrir aux producteurs indépendants des opportunités habituellement réservées aux grands studios dans le domaine du film de genre. 

Quelle est votre définition du film de genre, catégorie adressée par le festival et par le marché ?
Pour nous, le film fantastique, ce n’est pas uniquement le film d’horreur. Il s’agit plus des tendances hitchcockiennes du cinéma. On y inclut le film d’horreur bien entendu, mais aussi le giallo, le film surréaliste, la science-fiction, les univers baroques ou bizarres qui sont parfois développés dans les films et enfin la catégorie du thriller qui permet d’expliquer au public et aux professionnels que nous visons un style descendant de celui que Hitchcock a développé et qui a suivi son chemin. En Europe, nous comprenons mieux cette notion exploitée par énormément d’auteurs comme Buñuel ou Cocteau, mais pour les Américains, le genre est souvent résumé à l’horreur avec pléthores de films de Zombies ou le succès des séries Slashers comme Vendredi 13, Massacre à la Tronçonneuse, etc. Ce qui est certain, c’est que le film de genre est celui qui marche le mieux au box office en salle, mais aussi en VOD. On ne peut plus parler de film de niche aujourd’hui. 

Le Festival du Film Fantastique de Bruxelles est réputé pour son ambiance publique survoltée. Est-ce que ce climat est compatible avec l’environnement de travail proposé par Frontières ?
C’est tout le pari. Nous ne toucherons pas à l’ambiance unique du BIFFF qui fait rage de 18 heures à 4 heures du matin, mais ce climat festif nous permet de faire une offre tout aussi unique aux professionnels à qui nous disons : « venez travailler la journée et vous amuser avec votre public le soir ! ».


BIFFF 2013

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