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Benedetta follia : Carlo Verdone entre présent et passé

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- Les écrans italiens accueillent le nouveau film du populaire réalisateur italien, un récit sur l’amour aux temps des applis qui n'oublie pas de faire des clins d’oeils à ses comédies précedentes

Benedetta follia : Carlo Verdone entre présent et passé
Carlo Verdone et Ilenia Pastorelli dans Benedetta follia

Après un film tout au masculin (L’abbiamo fatta grossa [+lire aussi :
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, où il donnait la réplique à Antonio Albanese),avec sa nouvelle comédie, Benedetta follia [+lire aussi :
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, Carlo Verdone est de nouveau face à une partenaire féminine, Ilenia Pastorelli, l’actrice-révélation de Jeeg Robot [+lire aussi :
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. L’acteur et réalisateur romain marque ses 40 ans de carrière avec un 26e long-métrage où l’on retrouve le genre de situations qu’il affectionne  (le dépaysement d’un homme d’âge moyen abandonné par sa femme, la rencontre avec une femme jeune qui lui ouvre de nouveaux horizons) mais où il explore aussi des terrains nouveaux, surréalistes, grâce à sa collaboration avec le scénariste Nicola Guaglianone (Jeeg Robot, Indivisible [+lire aussi :
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, Suburra, la série) et le dessinateur-auteur de BD Menotti (co-auteur du film-phénomène de Gabriele Mainetti), le tout sans oublier de faire des clins d’oeil à ses personnages cultes du passé, en particulier le motard au bandana de Troppo forte (1986), ici de nouveau évoqué comme emblème d’une jeunesse déchaînée qu’on regrette.

C’est d’ailleurs en moto que commence Benedetta follia, sur une scène très amusante. Vingt-cinq ans après, Guglielmo (Verdone) et Lidia (Lucrezia Lante della Rovere) fêtent leurs noces d’argent. La soirée va néanmoins s’achever sur une confession bouleversante et le départ de Lidia, amoureuse depuis un certain temps d’une autre femme. Celle-ci n’est autre que la vendeuse employée par Guglielmo dans son magasin d’articles religieux. Ainsi, en plus de se retrouver célibataire et déprimé, l’homme va devoir trouver une autre vendeuse. Parmi les candidates, il choisit la plus improbable de toutes : Luna (Pastorelli), une banlieusarde gouailleuse mais très habile à la vente, qui a un passé obscur et maîtrise parfaitement les appli de rencontres.

Ce sont justement les rendez-vous décrochés par Luna pour Guglielmo pour lui remonter le moral et lui faire oublier sa femme chérie qui offrent les moments les plus désopilants du film. Une alcoolique, une hypocondriaque, une érotomane (incarnées respectivement par Elisa Di Eusanio, Paola Minaccioni et Francesca Manzini)... : ces rencontres vont résolument de pire en pire. Jusqu’à ce que Guglielmo fasse la connaissance, aux urgences (où il se retrouve souvent malgré lui), d’une infirmière nommée Ornella (Maria Pia Calzone)…

Malgré les coups de théâtre qui ne manquent pas de se produire, le développement de la trame est des plus prévisibles, et le style Gaglianone-Menotti, évident aux moments les plus fantasques (comme la scène onirique chorégraphiée par Luca Tommassini de X Factor, qui renvoie au Big Lebowski), pousse le film en direction de la farce, avec des situations à la limite du film de Noël qui sont très peu crédibles (comme le jeu érotique avec le téléphone portable, l’appel sur haut-parleur avec le cardinal...) et certaines blagues un peu grosses, notamment celles mises dans la bouche de Pastorelli. Dans ce film, il manque, entre deux moments drôles, le petit élément qui fait réfléchir, un ingrédient à la présence duquel Verdone nous avait habitués ces dernières années, comme avec le missionnaire en pleine crise de foi d’Io, loro e Lara [+lire aussi :
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, les pères divorcés tombés en disgrâce de Posti in piedi in paradiso [+lire aussi :
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et le difficile rapport père-fils de Sotto una buona stella [+lire aussi :
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. On a ici affaire à un Verdone léger, serein et rassurant auquel il manque l’élément caustique, mais qui par son énorme talent comique parvient tout de même à arracher plus d’un éclat de rire.

Benedetta follia, produit par Aurelio et Luigi De Laurentiis, sort ce 11 janvier sur 750 écrans transalpins, avec Filmauro.

(Traduit de l'italien)

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