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“L’Europe doit s’ouvrir au cinéma arabe”

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Dossier industrie: L’Europe et le reste du monde

Daniel Ziskind • Producteur

par 

- Cineuropa a pu s’entretenir avec le producteur Daniel Ziskind au Festival du Caire. Une occasion de découvrir un marché en pleine explosion

Daniel Ziskind  • Producteur

Cineuropa : en ce qui concerne les nouveaux réalisateurs égyptiens avec lesquels tu travailles, qui est ton coup de cœur ?
Daniel Ziskind : Mon coup de cœur est Mohamed Diab, le réalisateur de Les femmes du bus 678 et de Clash [+lire aussi :
critique
bande-annonce
fiche film
]
. Mais aussi Amr Salama, le jeune réalisateur de Sheikh JacksonSherif El Bendary et Marwan Hamed, le réalisateur de l'Immeuble Yacoubian. Pour moi, aujourd’hui, ce sont ces cinq réalisateurs qu’il faut suivre et qui vont faire des films qu’iront voyager en dehors de la région.

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Après la Révolution de 2011, est-t-il plus facile ou plus difficile de coproduire des films avec l’Egypte ?
Vu qu’il y a un accord de coproduction entre la France et l’Egypte, disons que le film égyptien reste une référence en Europe. Mohamed Diab n’a fait que deux films, Les femmes du bus 678 et Clash, et son deuxième film est allé à Cannes. C’est difficile de trouver des partenaires sur des films égyptiens mais il y a quand même ces noms que j’ai évoqués qui provoquent un intérêt de la part des coproducteurs en Europe, des vendeurs internationaux, des distributeurs. Moi, je vois une ouverture depuis dix ans, les coproducteurs lisent les scripts. Maintenant, il y a beaucoup de films dans le marché, qui, forcément, devient plus sélectif.

Est-ce que tu as l’impression que l’écriture scénaristiques, étant donné que tu travailles avec l’Egypte depuis onze ans, est en train de changer ?
Le nerf de la guerre ce sera toujours le script pour trouver des partenaires. J’ai l’impression maintenant d’avoir à faire avec des réalisateurs qui écoutent plus les partenaires et travaillent beaucoup avec des scripts docteurs. Un partenaire en Europe s’il trouve qu’il y a des choses à faire sur le script, il le demandera. Le réalisateur égyptien est plus disponible à écouter qu’auparavant. De toute façon, je pense que les réalisateurs égyptiens et, en général du monde arabe, ont tous besoin de l’Europe afin que leur film puisse voyager. Il est très difficile de trouver aux Etats Unis un distributeur pour un film arabe. 

Quelles sont les difficultés que tu trouves en tant qu’européen à travailler avec l’Egypte ?
La notion du temps. Par exemple, en parlant d’un projet sur lequel je suis, le réalisateur veut tourner dans un mois et demi et j’ai eu le scénario il y a un mois et je cherche à lui expliquer que dans ce laps de temps il est impossible de trouver des partenaires. Cette notion du temps est parfois une problématique. 

Est-ce que tu as l’impression que dans le monde arabe il y ait une sorte de standardisation de la manière de réaliser des films ou, au contraire, chaque pays conserve sa propre identité ?
Les réalisateurs avec qui je travaille ne cherchent pas à faire de copier-coller des films américains, ceux qui le veulent faire n’arrivent pas à traverser la région. Les réalisateurs avec qui je travaille ont leur propre identité, des gens comme Salama ou Diab sont des témoins et ils parlent de la vision qu’ils ont de leur Pays. L’Europe doit s’ouvrir à cette cinématographie. 

Quelle est la plus grande difficulté d’une coproduction européenne ?
Trouver un équilibre dans les dépenses qu’il faut effectuer dans les pays coproducteurs.

Tu as fait un métier qui est la vente, qu’est qu’il faut faire pour vendre un film ? Quel est le conseil que tu donnerais aux jeunes ?
Je leur dit de prendre tout le temps nécessaire pour écrire un bon script et de le partager. Un script qui a refusé, n’aura pas une deuxième chance. C’est le plus grand conseil que je peux donner. En deuxième lieu, ils ne doivent pas se presser pour finir un film pour un festival. Il y a une vie après Cannes, il y a une vie après Berlin. Faire vite est quelque chose qui nuit au montage. Il faut deux ans pour faire un film et beaucoup de films se font en moins d’un an. On en paie le prix.

Quel est le budget moyen des films sur lesquels tu as travaillé ? 
Entre un million et un million et trois cents mille euros. C’est la base, ce sont des petits films avec un petit budget. Un film de plus de 2 millions en Egypte ne pourra pas trouver des partenaires en Europe. Avec des films à petit budget, on peut trouver la moitié du budget en Europe.

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